Les bourgmestres des communes de la République démocratique du Congo ont récemment adressé une correspondance au Président de la République pour réclamer le paiement de leurs salaires, primes et frais de fonctionnement. Ils affirment cumuler près de 32 mois d’arriérés, malgré l’attribution de numéros matricules par le ministère de tutelle.
Cette revendication a été bien accueillie par plusieurs conseillers communaux. Contacté ce mercredi par Libéral Info Net, Rolly Kapaya, vice-coordonnateur du collectif des conseillers communaux de Kinshasa et élu de la commune de la Gombe, juge la démarche des bourgmestres légitime.
« Nous sommes d’accord avec eux. L’État congolais doit les rémunérer », a-t-il déclaré en réaction à cette correspondance.
Par ailleurs, Rolly Kapaya encourage la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à publier rapidement le calendrier des élections des bourgmestres et leurs adjoints, ainsi que des maires. Il plaide également pour que les bourgmestres deviennent redevables devant les conseillers communaux, afin d’assurer une gestion plus transparente des communes.
« Cette fois-ci, nous voulons que les bourgmestres et les exécutifs locaux soient redevables devant les conseillers communaux, pour une gestion claire et un contrôle rigoureux », a-t-il ajouté.
Les bourgmestres dénoncent quant à eux un abandon des entités territoriales décentralisées par le pouvoir central, ce qui, selon eux, compromet la gestion des communes et affaiblit l’administration locale. Ils en appellent à l’implication personnelle du Président de la République pour les remettre dans leurs droits.
Ben Kapuku







