Joseph Kabila dénonce un « faux procès » et alerte sur les menaces contre la réconciliation nationale

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Dans un entretien accordé au magazine Jeune Afrique, l’ancien président de la République, Joseph Kabila Kabange, est sorti de son silence pour s’exprimer sur plusieurs sujets brûlants de l’actualité congolaise. Au centre de ses préoccupations : le procès en cours contre lui, les accords conclus entre Kinshasa et Kigali, ainsi que les négociations entamées à Doha entre l’AFC/M23 et les représentants du président Félix Tshisekedi.

‎Kabila, qui risque la peine de mort, dénonce avec force « l’instrumentalisation de la justice », des « persécutions politiques » et des « menaces graves » contre la réconciliation nationale.

‎Revenant sur la procédure judiciaire ouverte à son encontre, l’ancien chef d’État déclare que le Sénat a, en mai 2025, « illégalement » levé ses immunités d’ancien président et de sénateur à vie, en violation de la Constitution. Cette décision a ouvert la voie à son renvoi devant un tribunal militaire de Kinshasa, où il est accusé de trahison, crimes de guerre, meurtre, viol, torture, soutien aux rébellions armées et complicité avec l’AFC/M23.

‎« Ces accusations mensongères et politiquement motivées ont été orchestrées par un pouvoir désespéré, incapable d’assumer ses échecs », affirme Joseph Kabila. Il fustige l’absence de preuves et qualifie le procès de « stratégie visant à écarter l’opposition et à faciliter un régime sans contestation ».

‎Sur le plan économique et politique, Joseph Kabila accuse le pouvoir actuel de détourner l’attention par des accusations de trahison. « Ces procès servent à masquer la corruption, la mauvaise gouvernance, le tribalisme et le népotisme », martèle-t-il.

‎Concernant la situation sécuritaire, Kabila juge insuffisant l’accord récemment signé avec le Rwanda. Selon lui, l’effusion de sang continue, avec des groupes comme les ADF, FDLR et CODECO qui restent actifs et alimentés en armes.

‎« La réconciliation nationale ne sera pas atteinte par des accords partiels ou des procès sélectifs », estime-t-il. L’ancien président plaide pour un dialogue inclusif rassemblant l’ensemble des acteurs : responsables religieux, société civile, communautés et opposition politique.

‎Dans sa tribune, Joseph Kabila appelle les partenaires du Congo à dépasser « la façade » présentée par le régime. « Les procès, arrestations et persécutions ne visent qu’à consolider le pouvoir, éliminer l’opposition et distraire l’opinion publique de la corruption et de l’insécurité omniprésentes », conclut-il.

‎Ben kapuku

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