Le Mouvement National des Consommateurs Lésés (MNCL) s’oppose à la récente décision du ministère provincial des Transports et de la Mobilité urbaine interdisant les activités de plusieurs entreprises de transport avec chauffeur (VTC) opérant à Kinshasa, notamment Majaabu Cab, Africar et Car Nayo.
Dans une déclaration rendue publique ce vendredi, le président du MNCL, Joël Lamika Kalabudi, affirme que son organisation a mené une enquête indépendante auprès des sociétés concernées, afin d’évaluer leur situation administrative et fiscale.
« Une enquête indépendante a été menée auprès des sociétés concernées afin de vérifier leur situation administrative et fiscale », a-t-il précisé.
Selon les conclusions de cette enquête, les entreprises visées seraient en conformité avec la législation en vigueur. Elles sont dûment enregistrées, disposent des autorisations nécessaires pour exercer leurs activités, et peuvent justifier du paiement des taxes et redevances exigées par les services de l’État.
« Les sociétés dont les activités sont suspendues sont en règle vis-à-vis des services de l’État. Elles sont légalement enregistrées, détiennent les autorisations requises pour exercer, et présentent les preuves de paiement des taxes et redevances exigées », a insisté Joël Lamika.
Le MNCL estime que l’interdiction repose sur une interprétation erronée de l’article 1er, point C, de l’arrêté ministériel concerné. Cet article, selon le mouvement, se réfère uniquement à l’agrément des services publics et des professions auxiliaires des transports terrestres, et non à la fixation des taux de droits, taxes et redevances, qui relèvent d’une autre compétence.
« Les entreprises concernées possèdent les agréments et documents nécessaires pour exercer leurs activités. Elles s’acquittent de leurs obligations fiscales et emploient de nombreux compatriotes qui dépendent économiquement de ces structures », a ajouté le président du MNCL.
Dans cette optique, le Mouvement national des consommateurs lésés appelle le ministre provincial des Transports à reconsidérer sa décision, afin de garantir la liberté de consommation et assurer une saine concurrence dans le secteur du transport urbain à Kinshasa.
Le mouvement conclut en rappelant que restreindre l’accès des consommateurs à certains services constitue une atteinte grave à la liberté de choix, à la concurrence loyale, et pourrait nuire à la qualité globale des services offerts à la population.
Ben Kapuku








