Depuis trois jours, les collines accidentées de Masisi, au Nord-Kivu, sont le théâtre de violents affrontements entre les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), soutenus par des éléments de l’armée rwandaise, et les miliciens Wazalendo affiliés à l’APCLS.
Pris en étau, les civils subissent de plein fouet cette nouvelle poussée de violence dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon plusieurs sources administratives et locales, les hostilités ont éclaté mercredi dernier dans la localité de Shoa, avant de s’étendre rapidement à d’autres zones du territoire. Des positions tenues par, ou proches de, l’AFC/M23 auraient été visées, entraînant de violents échanges de tirs avec les miliciens Wazalendo déployés dans la région.
Les combats se poursuivent de manière intermittente, marqués par l’usage d’armes lourdes dans les zones montagneuses. Des témoins décrivent des mouvements incessants de groupes armés, qui empruntent des pistes secondaires pour éviter les routes principales devenues trop risquées.
« On entend des détonations toute la journée, parfois même la nuit. Les gens sont paniqués, ils ne savent plus où fuir », témoigne un leader communautaire joint par téléphone.
La coupure des axes routiers complique gravement l’évacuation des blessés et l’approvisionnement des structures de santé déjà en grande difficulté. Les réserves alimentaires s’épuisent dans les foyers, faisant craindre une crise humanitaire localisée si l’insécurité perdure.
Solange Makwanya







