Les enjeux géopolitiques liés à l’inauguration prochaine du Grand barrage de la Renaissance (GERD), prévue pour le 20 septembre, ainsi que la situation de tension persistante entre l’Éthiopie et l’Érythrée, ont fait l’objet d’un échange diplomatique ce mercredi à Kinshasa entre la République démocratique du Congo et l’Éthiopie.
Selon un communiqué officiel du ministère congolais des Affaires étrangères, la ministre d’État Thérèse Kayikwamba Wagner a reçu en audience l’ambassadeur d’Éthiopie en RDC, Mekuria Getachev Worku. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du dialogue bilatéral entre les deux pays sur des questions régionales majeures touchant à la stabilité de la Corne de l’Afrique et à la gestion des ressources transfrontalières.
Le Grand barrage de la Renaissance, considéré comme le plus grand projet hydroélectrique d’Afrique, suscite à la fois des espoirs de développement économique et des tensions diplomatiques, notamment avec l’Égypte et le Soudan, qui redoutent ses impacts sur le débit du Nil. À cela s’ajoutent les relations tendues entre Addis-Abeba et Asmara, exacerbées par des différends frontaliers et des enjeux militaires non résolus.
Pour Kinshasa, qui assure une présence diplomatique active dans la région, ces développements sont suivis de près. « La RDC reste attachée à la paix, à la coopération régionale et à la préservation des équilibres stratégiques en Afrique », a indiqué une source diplomatique proche du dossier.
La ministre Wagner a réaffirmé l’engagement de la RDC en faveur d’un dialogue constructif entre les parties concernées, tout en saluant les avancées de l’Éthiopie dans le domaine des infrastructures énergétiques.
Solange Makwanya







