Le secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a rencontré ce jeudi à Kinshasa des représentants de l’opposition congolaise, parmi lesquels la coalition LAMUKA. Cette dernière a insisté sur l’application de la résolution 2773 du Conseil de sécurité, qui exige notamment un cessez-le-feu immédiat dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Les opposants ont dénoncé le « monologue » politique prôné par le président Félix Tshisekedi et réclamé l’ouverture d’un dialogue national inclusif. Ils ont également exigé la fin des intimidations et menaces contre les acteurs politiques, ainsi que la levée de l’interdiction des manifestations publiques.

Au cours de ces échanges, la coalition LAMUKA a aussi appelé à une meilleure protection des civils, des journalistes, des activistes des droits humains et des opposants politiques, en insistant sur la nécessité d’augmenter l’aide humanitaire destinée aux plus de 7 millions de déplacés internes dans les zones en conflit.
Présent à la rencontre, Jean-Marc Kabund, président de l’Alliance pour le Changement (ACH), a plaidé pour un dialogue national inclusif mais aussi pour l’ouverture d’un canal direct de discussion entre la RDC et l’Ouganda, qu’il accuse d’être impliqué dans l’agression contre le pays.
« La gravité des crises sécuritaires dans l’Est exige une réponse concertée, à la fois interne et régionale », a-t-il déclaré, appelant à une coopération renforcée pour ramener la stabilité dans les provinces en proie aux violences armées.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des consultations engagées par l’ONU avec les acteurs politiques et sociaux congolais, alors que la situation sécuritaire demeure préoccupante au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri.
Ben Kapuku







