La chute de la ville d’Uvira aux mains des troupes rwandaises et des rebelles du M23 continue de susciter de vives réactions sur la scène politique congolaise. En première ligne, l’Union sacrée de la Nation (USN) annonce l’organisation d’une marche pacifique le 19 décembre prochain, afin de dénoncer ce qu’elle qualifie d’agression rwandaise et de mobiliser la population autour de la défense de la nation.
Selon André Mbata, secrétaire permanent de l’USN, cette marche vise non seulement à condamner la situation sécuritaire dans l’Est du pays, mais aussi à réclamer des sanctions internationales contre les auteurs présumés de ces violations territoriales. Il assure que cette mobilisation servira également à réaffirmer le soutien au président Félix-Antoine Tshisekedi ainsi qu’aux Forces armées de la RDC (FARDC), engagées sur plusieurs fronts contre les groupes armés.
La prise d’Uvira par le M23, soutenu selon Kinshasa par l’armée rwandaise, ravive une fois de plus les inquiétudes quant à la stabilité de la région. Pour l’Union sacrée, cet épisode constitue une violation flagrante du droit international et une remise en cause des engagements pris dans les récents accords de Doha et de Washington.
L’USN appelle ainsi les Congolais à se mobiliser massivement, tant à Kinshasa que dans les provinces, ainsi qu’au sein de la diaspora. Les églises, qualifiées de « piliers moraux » dans cette période de crise, sont invitées à se joindre à l’effort national à travers des prières et une participation active à la marche.
Cette manifestation, que la plateforme place sous le signe de l’unité nationale, intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans l’Est de la RDC, où les combats entre les FARDC, les forces d’autodéfense Wazalendo et les rebelles du M23 se poursuivent.
Ben Kapuku







