Le cardinal Fridolin Ambongo a vivement critiqué l’accord de paix signé le 27 juin dernier à Washington entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, qu’il a qualifié de « fausses solutions » au conflit qui sévit depuis des décennies dans l’Est congolais.
Lors d’une conférence de presse tenue au Vatican, l’archevêque métropolitain de Kinshasa a dénoncé l’inefficacité de la solution proposée par le président américain Donald Trump. Selon lui, cette proposition, en échange des minerais du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, rappelle l’approche adoptée par Trump dans le conflit russo-ukrainien.
« Alors que nos communautés restent privées d’eau potable, la course aux minéraux stratégiques est aujourd’hui, surtout en Afrique, à l’origine de la prolifération des groupes armés. Récemment, vous avez suivi la solution que Trump propose à la RDC et au Rwanda : « Vous êtes en guerre à cause des minéraux, moi, le grand Trump, j’arrive, je vous réconcilie et vous me donnez les minerais. » Il a tenté cette solution en Ukraine. Ça n’a pas marché. Mais chez nous, tout le monde court, tout le monde a peur de Trump », a lâché le prélat catholique.
Par ailleurs, le cardinal a déploré le fait que les autorités congolaises prennent des décisions importantes sans consulter les premières victimes de l’insécurité.
« Nous disons, à travers ce document, que cela suffit ! Assez de fausses solutions ! Assez de décisions prises sans écouter ceux qui vivent dans l’insécurité », a-t-il dénoncé.
Après la signature de l’accord par les ministres des Affaires étrangères des deux pays, une dernière étape est attendue : la réception, dans les prochains jours, de Félix Tshisekedi et Paul Kagame à la Maison-Blanche, pour finaliser le processus de paix. C’est ce qu’a annoncé Donald Trump lors d’une sortie médiatique, le mercredi 9 juillet dernier.
Ben Kapuku







