Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a réuni dans la soirée du jeudi 11 décembre, à la cité de l’Union africaine à Kinshasa, un conseil restreint des ministres consacré à l’examen de la dégradation rapide de la situation sécuritaire à l’Est du pays. Cette rencontre intervient alors que les affrontements se sont intensifiés dans plusieurs zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, attribués à une nouvelle offensive militaire rwandaise menée sur le territoire congolais.
Selon le service de communication de la Présidence, Félix Tshisekedi a condamné « avec la plus grande fermeté » cette offensive, qu’il qualifie de violation manifeste des engagements pris par le Rwanda dans le cadre de l’accord de paix récemment signé à Washington sous médiation internationale. Cet accord, censé ouvrir la voie à une désescalade, prévoyait notamment un retrait progressif des éléments soutenus par Kigali et la cessation de tout appui militaire au mouvement rebelle M23/AFC.
Face à cette situation préoccupante, le Chef de l’État a appelé toutes les institutions du pays à faire preuve de responsabilité et de vigilance accrue. Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), déjà placées en alerte maximale, ont reçu instruction de maintenir le niveau de préparation opérationnelle requis pour faire face à toute nouvelle agression et défendre l’intégrité territoriale.
Félix Tshisekedi a également annoncé la convocation prochaine d’une réunion interinstitutionnelle, ainsi qu’un Conseil supérieur de la défense élargi, afin d’harmoniser les décisions et de renforcer la coordination entre les différents organes de l’État dans la gestion de cette crise sécuritaire persistante.
Alors que la situation à l’Est continue de susciter l’inquiétude au sein de la population et de la communauté internationale, les autorités congolaises réaffirment leur détermination à protéger le territoire national et à faire respecter les engagements internationaux censés ramener la paix dans cette partie du pays.
Ben Kapuku







